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Loi influenceurs 2023-451 : checklist + audit gratuit en 5 min

Loi influenceurs (Loi 2023-451 du 9 juin 2023 + Décret 2025-1137, règle des 1 000 € HT en vigueur 1ᵉʳ janvier 2026) : guide pratique et audit gratuit de votre campagne d'influence. Treize contrôles couvrant les clauses obligatoires du contrat, la mention publicitaire DGCCRF, les catégories interdites par l'Article 4, et la protection des mineurs. Verdict en 5 minutes, citations légales pour chaque point, sans inscription. Comment être conforme avant lancement : répondez aux 13 questions et l'outil signale les écarts critiques — avant que la DGCCRF ne le fasse. Sanctions évitées : jusqu'à 300 000 € d'amende, 2 ans d'emprisonnement (7 ans en circonstances aggravantes), et « name and shame » public sur les réseaux du créateur.

Mis à jour 2026-05-17Sources citéesGratuit · sans inscriptionRelu par Ghassen Daoud

Répondez aux questions ci-dessous pour auditer une campagne d'influence ciblant la France contre la Loi Influenceurs (2023-451, obligation de contrat écrit applicable au 1er janvier 2026).

Contexte

Valeur de la campagne supérieure à 1 000 € (rémunération + avantages en nature) ?

Le créateur a-t-il moins de 16 ans ?

La marque est-elle établie hors UE ?


Répondez à chaque point ci-dessous

CRITIQUE

Written contract in place

Is there a written, signed contract between the brand (or its agent) and the influencer for this campaign?

Moyen

Threshold check (€1,000 HT)

Does the total annual value of this partnership (cash + in-kind, excluding tax) exceed €1,000?

Élevé

Full identity of all parties

Does the contract include the brand and influencer's legal name, postal address, email, and country of fiscal residence?

Élevé

Remuneration clause

Does the contract specify the influencer's monetary remuneration in euros (or the precise method of determination)?

Élevé

Value of in-kind benefits

If gifts or free services are part of the deal, are their euro values listed in the contract with conditions and timing of delivery?

Élevé

Intellectual-property rights

Does the contract spell out the brand's rights over the created content — duration, territory, usage scope (organic / paid / OOH), exclusivity?

Élevé

French-law applicability

When the campaign targets an audience in France, does the contract state that French law governs the agreement?

CRITIQUE

No banned/restricted-category promotion (Loi Influenceurs Art. 4)

Does the campaign avoid promoting categories absolutely prohibited under Article 4, and comply with the conditional rules for restricted categories?

CRITIQUE

French-language disclosure

Will the influencer use a French-language disclosure ("Publicité", "Collaboration commerciale", or "Partenariat rémunéré") on every paid post?

Élevé

Disclosure placement

Will the disclosure be visible from the start of the post (before "Read more"), in the same language as the audience, and equally legible to the rest of the caption?

Moyen

Image-manipulation labelling

If the content uses filters, retouching, or AI-generated imagery, will it be labelled "Images retouchées" or "Images virtuelles" per the law?

⚠ Pourquoi cela compte

€300 000 amende maximale · 2 ans emprisonnement max · sanctionné par DGCCRF — Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes. Obligation de contrat écrit applicable au 2026-01-01.

ⓘ Ce diagnostic est un guide opérationnel construit à partir du texte publié de la Loi 2023-451 et des mises à jour de Service-Public.gouv.fr. Il ne se substitue pas à un conseil juridique. Faites valider la campagne par un avocat français qualifié avant lancement.
En bref

La Loi Influenceurs n° 2023-451 du 9 juin 2023 (modifiée par l'Ordonnance n° 2024-978 du 6 novembre 2024 et son Décret n° 2025-1137 du 19 décembre 2025) régit toute campagne d'influence ciblant le public français. Depuis le 1er janvier 2026, le décret rend le contrat écrit OBLIGATOIRE pour toute collaboration au-dessus de 1 000 € HT, avec 11 clauses obligatoires : identités, livrables, rémunération (espèces + nature à valeur de marché), droits d'image, mention de partenariat (`Publicité` ou `Collaboration commerciale` en français, visible dès la première seconde) et règles de l'Article 4 (interdiction de promouvoir chirurgie esthétique, jeux d'argent, paris sportifs, abstention thérapeutique). Sanctions : amendes jusqu'à 300 000 € + 2 ans de prison (7 ans pour circonstances aggravantes). Les marques hors UE doivent désigner un représentant légal en UE (Article 9, Ordonnance 2024-978). L'outil Collabios audite gratuitement votre contrat et vos publications contre la loi — pour les marques françaises qui se mettent en conformité et les marques étrangères qui ciblent un public français.

Sources: Loi Influenceurs n° 2023-451 (9 juin 2023) ; Ordonnance n° 2024-978 (6 novembre 2024) ; Décret n° 2025-1137 (19 décembre 2025) ; DGCCRF Légifrance ; ARPP Recommandation Communication Numérique
GD

Relu par Ghassen Daoud · Founder & Managing Director, Collabios

Mis à jour le 2026-05-17

Comment auditer une campagne face à la Loi Influenceurs

Quatre étapes face à la Loi 2023-451 et au Décret 2025-1137 (seuil 1 000 € HT pour le contrat écrit).

  1. Saisir les éléments de la campagne

    Pays de l'audience (la loi ne s'applique que si la France est ciblée), résidence du créateur, entité de la marque, rémunération, niche. L'audit ne déclenche la Loi Influenceurs que si l'audience est en tout ou partie française.

  2. Auditer les clauses du contrat

    L'outil vérifie le contrat face aux clauses obligatoires : identification des parties, livrables, rémunération ou valeur en nature, droits à l'image, clause de mention obligatoire, et les règles de seuil du nouveau Décret 2025-1137.

  3. Auditer la mention de la publication

    Compare la formulation publiée à celles acceptées par le régulateur : « Publicité », « Collaboration commerciale » ou « Partenariat rémunéré » — placée au début du post et visible dès la première frame.

  4. Lire le verdict et la liste de correctifs

    Vous obtenez un verdict conforme / écarts mineurs / écarts bloquants, les clauses manquantes exactes, la formulation recommandée, et les renvois aux articles de la Loi 2023-451 avec le lien Légifrance.

Qui doit faire cet audit

Toute marque — française ou étrangère — qui mène une campagne d'influence rémunérée visant une audience française. La loi s'applique quel que soit le pays d'établissement de la marque ou du créateur. Si l'audience est en France, la loi française s'applique.

Les lacunes courantes détectées par cet outil : absence de contrat écrit au-delà de 1 000 € HT, mention uniquement en anglais (#ad seul), avantages en nature non valorisés en euros, droits de propriété intellectuelle non détaillés, absence de désignation d'un représentant UE pour les campagnes ciblant la France (Art. 9, Ordonnance 2024-978), et contenu promouvant les catégories interdites par l'Article 4 (chirurgie esthétique, produits substituts d'actes thérapeutiques, produits nicotinés). Les promotions financières et le jeu d'argent relèvent d'autres régulateurs sectoriels (AMF, ANJ).

Anticiper la nouvelle loi française sur l'influence
Ghassen Daoud
Ghassen Daoud

Fondateur, Collabios

La Loi Influenceurs est encore récente, et beaucoup de marques et créateurs ne réalisent pas qu'elle s'applique à eux — surtout les marques non-françaises ciblant le public français. Mon conseil aux deux côtés : vérifier la loi, demander à un avocat ou un comptable, ou utiliser des outils comme le vérificateur de conformité Collabios. N'opérez pas sans comprendre les règles. Les sanctions sont réelles, et « je ne savais pas » n'est pas une défense.

FAQ

Comment être conforme à la Loi Influenceurs en 2026 ?

Pour être conforme à la Loi Influenceurs (Loi 2023-451 + Décret 2025-1137), une marque doit : (1) signer un contrat écrit pour toute collaboration supérieure à 1 000 € HT, (2) inclure les 11 clauses obligatoires (identité des parties avec résidence fiscale, rémunération en euros, valorisation des dotations en nature, droits de PI détaillés, loi française applicable, mention publicitaire obligatoire), (3) garantir la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » en français en début de post, (4) éviter les catégories interdites de l'Article 4 (chirurgie esthétique, paris, certaines cryptos, etc.), (5) désigner un représentant légal en UE si la marque est hors UE. Notre audit vérifie ces 13 points en 5 minutes.

Comment vérifier la conformité d'une campagne d'influence avant lancement ?

Trois étapes : (1) Répondez aux 13 contrôles de notre audit gratuit — vous obtenez un verdict (conforme / conforme avec réserves / non conforme) et la liste exacte des points à corriger avec leur base légale. (2) Pour chaque point critique signalé, corrigez avant publication (renforcez la mention, ajoutez les clauses manquantes, retirez les contenus de catégories interdites). (3) Pour les campagnes au-delà de 50 000 € ou impliquant des catégories sensibles (santé, finance, paris), faites valider par un avocat français qualifié. L'audit Collabios est une checklist opérationnelle — pas un substitut au conseil juridique pour les enjeux élevés.

Quels sont les contrôles DGCCRF appliqués aux influenceurs en 2026 ?

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a effectué 300+ contrôles en 2022-2023, avec 50 % de non-conformité détectée et 35 procédures publiques en 2025. Les contrôles vérifient principalement : la présence d'un contrat écrit au-dessus du seuil 1 000 €, la mention publicitaire en français placée correctement, le respect des catégories interdites par l'Article 4, et la valorisation des avantages en nature. Sanctions appliquées : mises en demeure (le plus courant), amendes administratives jusqu'à 300 000 €, sanctions pénales (jusqu'à 2 ans de prison, 7 ans en circonstances aggravantes), et publication forcée d'excuses publiques (« name and shame ») sur les réseaux du créateur.

À partir de quand s'applique l'obligation de contrat écrit (règle des 1 000 €) ?

1er janvier 2026 — par Décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025 appliquant l'article 8 de la Loi 2023-451 (modifiée par l'Ordonnance n° 2024-978 du 6 novembre 2024). Depuis cette date, tout partenariat d'influence commerciale d'une valeur annuelle totale supérieure à 1 000 € HT (rémunération + valeur marchande des avantages en nature) doit être un contrat écrit signé incluant les 11 clauses obligatoires. Sans ces clauses, le contrat est nul — la marque perd tous ses droits sur le contenu. Pour le contrat, utilisez notre générateur de contrat influenceur (lien sur cette page).

Que comprend le seuil de 1 000 € HT ?

La rémunération monétaire ET la valeur marchande de tous produits, services, voyages ou expériences offerts. Une marque envoyant un produit de 1 500 € en « cadeau » avec obligation de publication a une campagne d'une valeur de 1 500 € — contrat écrit obligatoire. Le cumul est annuel et par partenariat : trois posts à 400 € chacun avec le même créateur sur 12 mois = 1 200 € total = contrat écrit obligatoire pour l'ensemble.

Comment auditer un contrat d'influenceur existant ?

Faites passer chaque clause de votre contrat actuel par les 13 contrôles : (1) Le contrat est-il écrit et signé par les deux parties ? (2) Inclut-il l'identité complète des parties avec résidence fiscale ? (3) La rémunération est-elle en euros ou avec méthode de calcul précise ? (4) Les avantages en nature sont-ils valorisés à valeur de marché ? (5) Les droits de PI sont-ils détaillés (étendue, durée, territoire) ? (6) La clause de loi française est-elle présente ? (7) La mention publicitaire obligatoire est-elle annexée ? Et 6 autres. Notre outil parcourt ces 13 questions et signale les écarts avec citations à la Loi 2023-451.

Je suis une marque américaine — la Loi Influenceurs me concerne ?

Oui, si votre campagne vise une audience française. La Loi s'applique explicitement aux marques hors UE dont les campagnes atteignent des consommateurs en France (critère du public cible, pas du pays d'établissement). Les marques hors UE doivent aussi désigner un représentant légal dans l'UE (Art. 9, ajouté par l'Ordonnance 2024-978). Sans représentant UE, la DGCCRF peut bloquer la campagne et infliger une amende directe à la plateforme (Meta, TikTok, etc.) qui devra retirer les contenus.

L'influenceur est responsable, ou la marque ?

Les deux. La Loi crée des obligations parallèles sur la marque (contrat, validation des mentions, vérification des catégories interdites) et l'influenceur (mention correcte sur chaque publication, respect des règles de l'Article 4). Chacun peut être sanctionné individuellement ; en pratique la marque est généralement la cible des sanctions financières (amende DGCCRF), tandis que l'influenceur est la cible des sanctions de visibilité (retrait de compte, « name and shame »).

Cet audit constitue-t-il un conseil juridique ?

Non. C'est une orientation opérationnelle basée sur le texte publié de la Loi 2023-451, l'Ordonnance 2024-978, le Décret 2025-1137 et les mises à jour de Service-Public.gouv.fr et de la DGCCRF. Avant lancement de toute campagne d'influence ciblant la France, validez avec un avocat français qualifié — en particulier pour les campagnes à forte valeur (>50 000 €) ou dans des catégories régulées (santé, finance, paris, mineurs).

Sources primaires

Chaque affirmation de cet outil est ancrée à la réglementation ou source sectorielle sous-jacente. Ouvrez un lien pour lire la source originale.

  • → Loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 (Légifrance — texte original)
  • → Ordonnance n° 2024-978 du 6 novembre 2024 (Légifrance)
  • → Décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025 (Légifrance — seuil 1 000 € HT)
  • → DGCCRF — Direction Générale de la Concurrence (autorité de contrôle)
  • → Service-Public.gouv.fr — guidance Loi Influenceurs

Guide approfondi

Le guide complet : la Loi Influenceurs 2023-451, expliquée intégralement

Article par article de la loi, le remaniement par l'Ordonnance de novembre 2024, le nouveau seuil 1 000 € HT du Décret 2025-1137, et les catégories interdites.

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